Le génome du chêne séquencé

Séquençage d’un arbre représentatif de l’hémisphère Nord

Le chêne est un arbre qui occupe une place importante au plan économique, écologique, mais aussi culturel dans de nombreux pays de l’hémisphère Nord.
Il est/était utilisé pour la construction, le chauffage, le papier et évidemment fait partie de nos paysages.

Chêne pédonculé, Quercus robur, Fagacées
Chêne pédonculé, Fagacées

La France, avec 4,5 millions d’hectares, possède 30 à 40 % de la superficie couverte par ces deux essences en Europe. Elle est ainsi le premier pays producteur de chênes en Europe et deuxième dans le monde, après les États-Unis. La France est donc par excellence, le pays des chênes (Source : Le Chêne autrement 2010 – Edition IDF).

Des équipes de recherche de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et du CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique) viennent de séquencer le génome du chêne pédonculé (Quercus robur). Il s’agit du premier séquençage pour une espèce du genre Quercus.

Chêne pédonculé âgé de 260 ans
Chêne pédonculé ; Bretagne ( Hauteur : 22 m ; Envergure : 25 m ; Circonférence : 5,60 m ; Age : 260 ans)

Ces travaux permettront notamment de mieux comprendre les mécanismes d’adaptation des arbres aux variations environnementales et fourniront des éléments pour anticiper leurs réponses au changement climatique. Ils font l’objet d’un premier article publié dans la revue en libre accès Molecular Ecology Resources, avant une publication finalisée des résultats dans les prochains mois.

Des résultats partagés.
Conformément aux accords internationaux des Bermudes (1998) et de Fort Lauderdale (2003), ainsi qu’à la déclaration de Toronto (2009), les données du séquençage du génome du chêne sont mises librement à disposition de la communauté scientifique (oakgenome.fr), avant la publication de l’article scientifique.

Projet GENOAK
Commencé en octobre 2011, ce séquençage, l’assemblage et l’annotation du génome du chêne constitue un résultat du projet « GENOAK » (Séquençage du génome du chêne et identification de gènes d’intérêt adaptatifs chez les arbres forestiers), co-financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) pour 4 ans et rassemblant plusieurs équipes de recherche de l’INRA ainsi que le Génoscope du CEA. Moyennant une mise de fonds modeste (2 millions d’euros), les retombées scientifiques et pratiques seront innombrables.

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